MATOOMA, la Startup qui fait papoter les objets

Matooma startup M2M

Lancée en juin 2012, Matooma est de celles qui font parler d’elles… mais c’est également et surtout la startup qui fait communiquer les objets connectés entre eux.

En 2014, la grande tendance tech’, c’est l’objet connecté, cessez d’acquiescer, moi non plus, je ne comprenais pas grand chose avant de rencontrer Frederic Salles, Président & Co-Fondateur de Matooma.

    Matooma est la contraction de Machine to Machine


D’accord, me direz vous mais c’est quoi Machine To Machine ?
Machine to machine ou M2M est le terme technique pour désigner les technologies telles que les objets connectés qui échangent des informations.

La startup à forte croissance
Matooma a développé une plateforme web capable de gérer la communication des objets connectés au travers de cartes sims mono opérateur (SFR, Orange, Bouygues,…) et multi opérateur (capable de fonctionner avec n’importe quel réseau d’opérateur télécoms).

Matooma, une vision humaine de la startup
Au delà du potentiel novateur de la startup, l’élément le plus troublant c’est l’histoire humaine de l’équipe qui la compose.

En 2011, Frédéric Salles, alors responsable du marché M2M chez SFR depuis 6 ans, a l’idée d’un logiciel, il soumet l’idée à son entreprise qui refuse.
Puis il en parle à un ami qui avait une société d’informatique basée sur Montpellier, tous deux se lancent dans la création du logiciel M2M.

    « Rien ne s’est passé comme prévu, c’est pour ça que je suis là »

La société que rejoint Frédéric met en place un plan de licenciement économique, ce dernier est contraint de licencier ses collaborateurs et se voit subir le même sort.
La touche de poésie dans l’histoire, c’est que Fréderic recrutera au sein de Matooma, trois des dix collaborateurs qu’il avait été contraint de licencier dans sa précédente entreprise.

En Avril 2012, Frédéric, licencié, est confronté à deux choix : retourner chez SFR ou se lancer dans l’entrepreneuriat et mener à bien son projet, ce qu’il choisit.
C’est alors qu’il appelle John Aldon, ex-collaborateur qu’il avait licencié quelques semaines auparavant et lui propose d’entreprendre cette aventure ensemble.

A la recherche de financement
Il leur fallait 100000 euros. Dès lors, ils recherchent des financements et s’adressent à la banque de Frédéric, le Crédit Lyonnais, qui leur rit au nez et refuse.
« Expliquer qu’on veut faire des cartes SIM pour les mettre dans des boitiers et les faire communiquer à une banque ça dépasse tout, personne ne comprenait »

La chance sourit aux audacieux
On leur parle du Réseau Entreprendre
Frédéric et John sautent sur l’occasion et présentent le projet, après plusieurs semaines, ils obtiennent un prêt de 25 000 euros. La société générale, partenaire du réseau entreprendre, leur accorde également un prêt à hauteur de 75 000 euros.


Une naissance Grunge

Ca aurait pu être la naissance d’un groupe de rock mais non, à la place, c’est une innovation qui nait dans le garage de Frédéric : c’est la création de Matooma.
A cette époque, la priorité des investissements est dans le développement du logiciel et le marketing du produit, pendant 3 mois les locaux de la jeune pousse, sont un simple garage.
En Juin 2012, les deux associés partent à la recherche de Florian, ex-collaborateur au sein de leur précédente boite dans laquelle il a été licencié par Frédéric, et lui proposent un poste de responsable commercial.

Le tournant BIC

En septembre, ils souhaitent intégrer l’incubateur Cap Oméga. Ils travaillent avec leur responsable de compte Fabienne et se font agréer en commission d’homologation par le BIC. Cette homologation signe l’aménagement de Matooma dans les bureaux de l’incubateur Montpelliérain, Cap Oméga.
L’équipe s’agrandit avec l’arrivée de Philippe, qui s’occupe du support et de Habib au profil sénior, pour s’occuper des grands comptes parisiens.
« Si j’avais un conseil, à donner, à un entrepreneur, c’est bien d’avoir un profil sénior dans son équipe, rien ne remplace de précieux conseils et l’expérience. »

Une affaire qui roule
Sur les 18 premiers mois, Matooma compte 500 abonnés, le principe est simple : les abonnements sont ceux des objets et ceux ci payent des redevances pour les communications.

Matooma Machine To Machine

Aujourd’hui, Matooma :
C’est avant tout une équipe de 10 personnes, à l’image de ses dirigeants, soudée ;
C’est 1 000 000 d’euros de CA,
500 clients,
1 00 000 abonnés.

Et demain Matooma, sera l’écho de la tendance objets connectés
Ce sera une équipe soudée, plus grande avec 10 recrutements prévus,
Un prévisionnel de 4 000 000 d’euros de ventes,
Une présence en Europe,
et un déploiement à l’international pour 2015…

La team Matooma

Pour vous une startup c’est quoi ?

« C’est une entreprise qui démarre avec peu de moyen au début… haha
Ca me fait penser à un jeu auquel je jouais, il y a 10 ans World of Warcraft !
Au début, on démarre on n’a rien, pas de château, pas de terrain, il faut se battre… On est le petit paysan qui va couper l’arbre… »

Finalement, Frédéric à l’image du célèbre jeu, est un héros presque ordinaire qui mène sa quête et qui avec simplicité, vit une aventure qu’il n’aurait imaginé pouvoir vivre.

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Eddina

Eddina

Social Media & R.P Strategist
Communicante amoureuse des startups ! N'est pas à côté de la plaque, c'est la plaque qui l'est !
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