Facebook, je t’aime moi non plus

Dans quelques jours, Facebook fêtera ses 10 ans. Outils au cœur de nombreuses stratégies sociales, Facebook est le réseau social n°1 que ce soit en nombre d’utilisateurs, qu’en nombre de polémiques qu’il suscite. Alors que beaucoup d’experts et d’articles annoncent sa fin, comment en est-on arrivé là avec Facebook ?

Qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?

En avril 2008, soit près de 4 ans après sa création, Facebook inaugure les Pages Fans. L’opportunité pour n’importe quelle entreprise de créer une page « sociale » spécialement consacrée à son business, et surtout de façon gratuite… ou presque. Puisque l’intention de Facebook était (bien logiquement) de faire dépenser de l’argent aux propriétaires des pages par le biais de publicités pour les promouvoir.
Mais les entreprises et marketeurs y ont surtout vu l’opportunité de développer un nouveau type de marketing, le marketing social, grâce à un accès facilité à 100 millions d’utilisateurs à travers le monde à l’époque du lancement, et ce pour presque rien en terme d’investissement.

L’histoire commençait bien, mais sûrement un peu trop pour durer. Si Facebook a fait tourner la tête des marques avec les opportunités potentielles qu’il offrait, la suite de l’idylle fut faite de désillusions. Les pages fans se sont multipliées, le réseau a continué de grandir, et Facebook a évolué, au détriment de la visibilité des publications.

Que reste-t-il de nos amours ?

Aujourd’hui, Facebook c’est 50 millions de pages et plus d’1,15 milliards d’utilisateurs dans le monde.
Mais Facebook c’est aussi le développement d’un business. Car, oui, Facebook est un réseau social, mais c’est surtout une entreprise qui, comme une autre, veut faire grimper son chiffre d’affaire.
Et c’est là que la relation marketeurs/Facebook a commencé à battre de l’aile. Résultats d’une incompréhension, d’une volonté de ne pas vouloir voir les choses en face, de l’instabilité du réseau, les polémiques ont commencé à apparaitre sur le web.
Facebook met régulièrement à jour son « News Feed Ranking Algorithm » (algorithme qui détermine ce qui apparaît dans le News Feed des utilisateurs). Ce sont ces mises à jour qui posent beaucoup de problèmes aux community manager pour la gestion des pages, car elles ont tendance à diminuer le reach des publications. C’est-à-dire qu’elles sont moins vues, et donc moins likées, commentées, partagées… sans que l’on sache vraiment pourquoi.
En décembre dernier, Facebook a confirmé la baisse du reach et conseillé l’achat de publicités via un rapport transmis à ses partenaires.
Le réseau social ne s’affiche donc officiellement plus comme le compagnon idéal mais comme un partenaire difficile à gérer, et qu’il va falloir entretenir pour garder de bonnes relations.
Et avec une portée organique moyenne qui a largement chuté depuis la dernière mise à jour (estimée à 7,83% de la base fan), il y a effectivement de quoi se sentir poussé à l’achat de publicités.

Je t’aime moi non plus

C’est désormais indéniable, pour être visible sur Facebook, en plus de se concentrer sur la création de contenus pertinents (fini les chats trop mignons et les mèmes), il va falloir investir dans le « paid media ».
Mais ne perdons pas de vue que Facebook n’est qu’un outil et peut être qu’il ne mérite plus d’être le cœur des stratégies social media. Attirant, fort de sa notoriété et de sa popularité, mais lassant, pénible à suivre et à saisir, Facebook épuise sa relation aux marques, en la résumant dorénavant à un « je t’aime moi non plus » pas vraiment séduisant.
Alors qu’il devient de plus en plus difficile d’établir une stratégie webmarketing à long terme sur Facebook du fait de son instabilité permanente, une solution envisageable ne serait-elle pas de se tourner vers d’autres plateformes (blog, Google +, forums…) pour redonner un nouvel élan au marketing social ?

Mais peut-on pour autant oublier son nom et se passer complètement de Facebook ?

The following two tabs change content below.
Céline Gilliung

Céline Gilliung

Ex ingé agroalimentaire en formation #webmarketing @Objectif3D pour devenir #CM - Passionnée de web & #ConsoCollab
Céline Gilliung

Derniers articles parCéline Gilliung (voir tous)