DEINOVE, au coeur des technologies porteuses d’avenir

logo deinove

Le secteur cleantech, ça vous parle? Pas tellement? Pourtant, DEINOVE fait partie de ces startups incontournables avec d’extraordinaires projets pour les technologies porteuses d’avenir que l’on a la chance d’avoir en France!

 

Quand une découverte scientifique majeure rencontre un investisseur

C’est grâce à la découverte de Miroslav RADMAN (i.e. le mécanisme par lequel les deinocoques arrivent à ressusciter) et sa rencontre avec Philippe POULETTY (président de Truffle Capital, investisseur également de Carmat, le coeur artificiel) que DEINOVE, a vu le jour en 2006, à Montpellier.

Un micro-organisme, aussi petit qu’il soit, qui est capable de ressusciter est une découverte majeure pour bien des domaines : anti-vieillissement, santé, mais aussi biocarburants de deuxième génération!

DR_zoom_fluorescence[Pour les non-scientifiques, les deinocoques (Deinococcus) sont des bactéries extrêmement stables et résistantes dans des conditions exceptionnelles: radiations ionisantes, acidité, toxicité, sécheresse, et même vide spatial! Pour la petite anecdote, l’une d’entre-elles a été surnommée « Conan la Bactérie » (Guinness Book) car elle a la faculté de littéralement ressusciter!]

 
En 2006, au moment de la création de DEINOVE, les biocarburants de première génération (créés à partir de biomasse alimentaire – huiles alimentaires, amidon ou sucre de canne) étaient en pleine explosion, alors que ceux de deuxième génération en étaient tout juste au stade embryonnaire. Aujourd’hui, les biocarburants de deuxième génération, bien que toujours dans l’attente de leur standard de production, ont suscité la création d’une vingtaine d’usines dans le monde (Italie, Allemagne, Espagne et surtout aux Etats-Unis).

Quelle belle opportunité et success story pour cette startup française! DEINOVE est l’unique startup sur le marché à être capable d’exploiter les propriétés de biotransformation des déinocoques à des fins industrielles.

 

DEINOVE, aujourd’hui
Emmanuel PETIOT est DG de cette startup cleantech unique qui a généré 45 emplois depuis sa création (16 depuis son arrivée en janvier 2013) pour pouvoir « accélérer » et continuer à croître! « C’est un peu comme lorsque l’on enlève les petites roues à un enfant qui fait du vélo! » pour répondre aux grands défis de la concurrence pétrolière et autres voies d’extraction.
On se rend bien compte que si toutes les startups ont des enjeux de croissance importants, ils sont d’autant plus grands dans les secteurs hyper-spécialisés…

La déinotheque, « bibliothèque » à Deinocoques, compte aujourd’hui 6000 souches, dont 2500 Deinococcus et 3500 autres genres bactériens: Une biodiversité qui met à disposition des molécules extrêmement intéressantes, naturellement présentes dans la souche ou après optimisation de celle-ci, qui vont entrer dans la composition de biocarburants de deuxième génération ou encore de cosmétiques, fragrances, pneus, gants en latex… De plus, cette bactérie dégrade les sucres avant de les métaboliser, en une seule étape, alors que ce processus se fait en deux étapes dans l’industrie. Un des nombreux avantages industriels du Deinococcus. Il va sans dire que cela est très utile en vue de maximiser l’utilisation de la biomasse non alimentaire (résidus agricoles et forestiers entre autres): Véritable innovation!

 

Donc le coeur de métier de DEINOVE, c’est :

  • les biocarburants de deuxième génération (DEINOL),
  • les intermédiaires chimiques (DEINOCHEM)

Mais il y a aussi:

  • La filiale DEINOBIOTICS pour le développement de nouveaux antibiotiques
  • Le projet THANAPLAST™ avec CARBIOS (dégradation des plastiques)

 

Et les investissements?
Qui dit innovation, startup, ou même Leadership européen en technologies porteuses d’avenir, dit aussi investissements, levées de fonds… Mais comment cela se passe-t’il lorsque l’on appartient au secteur Biotech, greentech, cleantech?
Pour DEINOVE, c’est Truffle Capital, venture capitaliste qui a investi dès le départ et qui a permis en 2010 d’introduire DEINOVE en bourse (12 millions d’euros générés).
Néanmoins, ce secteur oblige également à être en constante recherche d’investissements, de partenaires (particuliers, industriels ou institutionnels) prêts à développer de nouvelles applications avec DEINOVE et l’aider à continuer à avoir des résultats probants.

L’investissement est un risque, et sa recherche est un travail important, mais en contre-partie, il permet la création d’une plateforme unique à Montpellier. A chaque financement, DEINOVE augmente son capital (principe de l’equity finance) de part le fait qu’elle soit cotée en bourse.
On comprend aisément la difficulté que cela représente que de devoir expliquer son modèle d’affaires lorsque celui-ci est hyper-pointu, mais c’est un secteur extrêmement prometteur dans lequel on a tout intérêt à investir!

Dernièrement, DEINOVE a reçu un important financement de l’Etat français, au travers de l’ADEME et du CGI, avec 6 millions d’euros pour soutenir une partie du programme DEINOCHEM. « Il aura fallu une année entière et des nuits blanches pour monter un tel dossier! » Et comme ce coup de pouce, certes important ne soutient pas la totalité du projet, DEINOVE aura besoin, dans les mois à venir, de lever d’autres fonds.

C’est en accord avec la Société Générale, que DEINOVE utilise la technique de l’Equity line lui permettant de multiplier les petites augmentations de capital, assez neutres pour les cours de la bourse.
Pour ce qui est du nombre de levées de fonds à faire, elles dépendent des efforts, de l’accélération, de la technologie française et régionale… Mais c’est une mission mondiale, qui permettra à DEINOVE d’aller également chercher du soutien ailleurs dans le monde (Asie, Etats-Unis…).
Par ailleurs, DEINOVE devrait pouvoir générer des revenus dès 2015!

 

Des problématiques Marketing et Communication semblables à celles des autres secteurs!
D’un point de vue Marketing/Communication, DEINOVE a d’abord eu tendance à externaliser (coûts moindres et possibilité d’adaptation). Cependant, l’hyper-spécialisation du secteur et donc de son modèle d’affaires rendent complexes l’expression des besoins, notamment en matière de communication, liés à l’introduction en bourse. Et de ce fait, de trouver une agence qui les comprenne.
Aujourd’hui, DEINOVE a recruté une personne au poste de responsable de Communication et Marketing pour répondre aux impératifs en la matière et travaille avec une agence de presse. La communication est fondamentale!

 

Que pourrait-on souhaiter à DEINOVE en 2014?
« Plus d’argent, plus de résultats de recherches, plus de partenaires », voilà ce que l’on peut souhaiter pour cette nouvelle année. Leurs efforts se matérialisent et mettent en avant de bons résultats, permettant à DEINOVE d’appréhender au mieux une montée en puissance et un changement d’échelle que l’on sait être un risque supplémentaire pour une startup.
Voilà un exemple de startup dont le parcours est basé sur des ventures capitalistes. Bien que l’Etat soutienne ces initiatives, le secteur est bien souvent considéré comme étant trop risqué ou trop en amont du développement, comme c’est le cas pour DEINOVE.

On constate aisément une différence entre les discours sur l’innovation, la rupture technologique, les startups, le biotech’ et la réalité des faits: DEINOVE a perdu son statut de JEI, ce qui implique une explosion des charges sociales et donc un important impact sur ses 45 salariés.

Néanmoins, le rapport Lauvergeon est très bon: DEINOVE y est même cité à titre d’exemple. Le soutien est donc réel, en espérant que cette startup puisse continuer de vouloir « positionner la France à la pointe des enjeux qui conditionnent l’avenir de notre planète: la transition vers l’après-pétrole, l’avènement des produits chimiques plus propres et efficaces, l’amélioration du cycle de vie des plastiques et la lutte contre les maladies (ré)émergentes. »

Auteur: Emmanuel PETIOT, DG de DEINOVE

 

0 comments